sous chacun de mes pas
se courbe la menace,
d'un faux pas,
d'une trace de toi qui s'efface,
non!
Tout cela ne s'efface pas!
j'avance sur le chemin,
ce sentier de l'effroi
sombre,
où je me perd,
comme l'ombre perd sa trace
dans la nuit noir où je m'abîme.
y a des jours y a des lunes
y a ces heures d'amertumes
qui prolongent nos pourquoi ;
cette route ci, pas celle là.
Par ici, ou par là...
Droit devant,
vers le vide du précipice,
vers ce gouffre,
aux relents de ces chers artifices
que l'on suit comme un leurre,
jour après nuit,
à toute heure.
l'abysse est là,
profond, Béant.
Il me tend les bras!
Sautera ?
Sautera pas, feutré,
pas à pas?
y a des jours y a des lunes
y a ces heures d'amertumes
qui prolongent nos pourquoi ;
cette route ci, pas celle là.
Par ici, ou par là...
Demain c'est maintenant
et ne viens pas
me demander pourquoi
on en est arrivé là !
J'sais pas....
